Hell in night…

Holy night me dit-elle. J’aurais eu presque envie de chanter « quand passent les calèches… » mais la cigogne est en rade sur le grand rocher des Rhamna. Le bec, tout comme le rêve, est cassé…dilué, l’ocre fait dans le sale comme l’os dans la moelle où je suis chien sans tiques et malsain, rongeant au détour d’une ruelle un reste de souvenir comme la nostalgie ronge le présent . J’ai pourtant longtemps loué la voix d’octobre de la ville au regard d‘automne que je ne retrouve plus.
Le Toubkal semble avoir fermé un œil que mille et un mendiant se partagent d’un regard concupiscent… et l’ocre se fait terne sur l’asphalte nauséabond où j’ai encore versé une larme à l’agonie de mon pays où danse le serpent….

kb…qui témoigne

Haïkus de l’été…

des cils graciles
aux craies ions se dessinent
à nez lumière

que l’eau s’endorme
sous une lune de loup
la chèvre machouille

danse l’arbre au vent
le tambourin s’emballe
la mort se fatigue

chants de cigales
au doré des semailles
août lève le voile

les amours s’envolent
au gré des cheveux blancs
septembre s’étire

kb…5/7/5 impair et passe

L’inventeur de la chasse d’eau, aussi contradictoire que cela puisse paraître, était un poète qui prenait à cœur, ou plutôt des tripes, à mirlitoner ses textes dans les toilettes où il s’enfermait des heures durant. Hé oui ! Monsieur John Harington avait compris que l’inspiration, tout comme la respiration, c’est par le nez qu’elle se prenait le mieux. Et encore une fois, la théorie « évolutionniste » affirmant que le cerveau, tout comme les autres organes, est le produit de l’évolution et constitue donc une adaptation à des contraintes environnementales précises auxquelles ont dû faire face nos ancêtres…de gros chieurs apparemment, se vérifie.

Tenez ! Cyrano de Bergerac, connu pour avoir eu du « nez », maniait tout aussi bien le fleuret que le vers en pieds…sans nulle doute qu’il devait avoir le pet aussi cinglant que l’épée.

Une impromptue remarque cependant me rappela, non sans une petite pointe de tristesse, que nous avions perdu notre savoir faire en matière d’utilisation olfactive. Un jour que je déambulai oisivement dans les rues de Tanger, un monsieur en rupture de « tenfiha » (tabac à priser), fonda, à la vue de ma physionomie nasale, un heureux espoir de voir son manque de cette substance tant prisée enfin comblé.

- « désolé je ne prise pas… » lui répondis-je gentiment

- « khsaaaara fik dak lefnatez a sahbi » (quel gâchis…tes si beaux naseaux…dans le sens « tu ne les mérites pas »

Métaphore soulignant hélas toute la tragédie de la régression humaine…

kb…quand pouet et poète font rime

ps: post inspiré par kalima

Au-delà du parler il n’en demeure pas moins que l’essentiel restera toujours le « dit » exprimant la pensée « humaine ». Pinailler sur la question de la langue revient à brider cette pensée à sa très limitatrice forme sonore réduisant ainsi le langage à son onomatopée…et encore, car il y aurait là quelques espèces considérées à tort d’inférieures, qui nous donneraient des leçons en cette matière

Question « bruissement », je vois (je n’irai pas jusqu’à prétendre entendre) que l’on s’en donne à cœur joie sur les forums traitant d’amazighité et d’arabité où l’amalgame est de mise pour agrandir le fossé du terrible vide qui signe l’inaccessibilité de l’autre. On y parle de rapprochement, d’effacement des distances, de solidarité, mais tout confirme par ce même propos, cette vision erronée que tout est séparé…

Et nous restons là, orphelins de sens à nous laisser assiéger par des discours enflées et vides ou communiquer se limite à s’écouter parler. Certains tentent même de nous faire entendre cette implacable vérité et nous invitent à nous voir, cloués par nos rêves de partage, rompus de désirs. Ils nous proposent des règles de communication, de nouveaux modes relationnels (drôle de mode que celui de foutre toute une ethnie à l’eau juste pour une histoire de sonorité). Mais trop souvent dans une application sans cœur, le stade du solfège n’est pas dépassé et les sonates légères restent en exil.

Il nous a été donné à tous de rencontrer ces maçons du langage qui construisent des paroles infroissables, des paroles dallées de théories, excédées de technique où chaque mot suinte la rigueur et l’artifice.

Combien de ces propos savamment plâtrés, lissés de « neutralité » à tout crin, nous ont laissés là, dans l’abîme de la distance, résignés…

N’y aurait-il que mutisme, rixe ou échafaudage factice ?…

Quand apprendrons nous à communiquer réellement, au-delà du parler pour que le dire soit dans notre diversité ?

kb…parle, exprime et dit

Regards

une petite remontée des archives…juste pour le plaisir…mon égoiste plaisir
photo - magnum
A tous ceux qui semblent penser que la “poésie” se limite à des rimes savamment agencées pour exprimer une vague émotionnelle, laissez moi leur raconter cette petite histoire qui m’a été inspirée suite à une discussion sur un des forums relatif à la poésie de notre charmant site (ecrits-vains.com) :
- Regarde grand père!
L’enfant pointait son doigt en direction de la petite colline sur leur droite tout en tiraillant la robe poussiéreuse du vieil homme. La caravane se traînait comme un serpent harassé par le soleil de plomb qui semblait prendre un malin plaisir à les suivre partout.
- Comment appelle-t-on cet arbre? je n’en ai jamais vu de plus beau!
- Quel arbre je ne vois rien du tout!
L’enfant éberlué regarda son grand père puis l’arbre…puis de nouveau son grand père
- Là grand père! ..cet arbre géant aux feuilles pourpres et luisantes comme les rubis sur l’épée du prince d’ashgar…l’histoire que tu me racontes tous les soirs pour m’endormir.
- Je ne vois rien petit! il baissa la tête et regarda l’enfant, fronçant les sourcils d’un air perplexe…non.. aucun signe du mal des sables n’était visible sur le visage étonné et serein de l’enfant qui, à son regard émerveillé, devait sûrement contempler quelque chose de fabuleux.
Il attrapa le bras d’Ali qui remontait à contre courant la caravane, une outre sur le dos, à la recherche d’une soif qu’il épanchait d’une eau parfumée au “qatran” [1]servie dans un petit bol en cuivre.
- Vois-tu quelque chose…là bas sur cette colline?
Ali jeta un bref regard dans la direction indiquée et s’éloigna en riant
- Il n’y a rien du tout à part ta mort certaine si tu reste planté là à regarder les mirages de ta cervelle ramollie!
Le vieil homme était fatigué d’avancer sans but. Toute sa vie il avait sillonné le désert pour satisfaire les autres. Il se tourna vers l’enfant
- Prêtes moi ton regard petit!
L’enfant lui tendit son regard innocent.
Et il le vit! dans toute sa splendeur, résumant de son ombre toute la poésie du monde. Il entendit les rimes profondes chantées par ses feuilles merveilleuses. Toute son existence il l’avait cherché en vain. Toutes ces nuits passées à chanter sous les étoiles ses refrains…sa faim.
Il était là! à la portée d’un regard enfantin. Il prit la main de l’enfant qui souriait et se dirigea vers la colline.
- Viens petit! rentrons chez nous……
La poésie à toujours été là. Nous ne la faisons pas; nous l’exprimons seulement. Chacun à sa manière, en fonction des capteurs sensoriels dont nous a doté la nature et que notre héritage culturel à aiguisé…peaufiné. J’aurais tant aimé chanter mes vagues émotionnelles à la manière d’un Rimbaud d’un Hugo, d’un Appolinaire, d’un N’Guyen, d’un Almoutanabi ..mais je ne saurais faire. En suis-je moins poète pour autant? Ce soir pourtant, à la veille d’une nouvelle guerre, il ne me vient qu’une seule envie; celle de pleurer. Sur mes yeux embués se dessine le regard désuet ,du reste d’enfant qui est en moi, sur ce qu’aurait pu être le monde.
Je sais que mes larmes couleront longtemps encore après que la dernière bombe se sera tue. Je me demanderais alors si les enfants, errant entre les décombres, jetterons encore ce même regard innocent, que j’arrive encore à leur emprunter par moments, sur ce qui sera leur nouveau monde.
Il me tarde tant de rentrer chez moi aussi……..
[1] qatran : Traduction littérale de l’huile de cade en arabe

kb…écrit juste la veille de l’invasion Irak

publié initialement le 30 juillet 2005

J’ai testé pour vous…

Si la chaleur diminue votre entrain au point que votre libido ne ronronne plus comme avant, ceci est la solution idéale pour combler la baisse de régime (baise de régime dirons certains esprits mal intentionnés…mais comme ni vous ni moi ne le sommes on s’en fout donc !)

Amorcez le mouvement, il se charge du reste…très pratique pour les chevauchées fantastiques et les terrains plats manquant de rebondissement. Aucune contre indication précise le fabricant han han !

Si votre grand-mère est collagénée, il lui facilitera le passage vers l’eau delà…çui là je ne l’ai pas encore testé, Dieu m’en préserve ! …j’ai demandé si la version « homme » existe…avec les boules un peu plus bas. Je vous tiens informé hein ?

Pour les maniaques du partage égalitaire

Vous avez les mains moites ? Vous travaillez dans l’huilerie du coin ? Vous êtes du genre gros dégueulasse qui ne se lave les mains que les 36 du mois ? Vous venez de vous envaseliner l’asperge et la belle vous demande à boire ? paniquez plus, voici la solution…

Vous aimez chanter la tyrolienne sous la douche ? Vous rêvez de voir christine caro vous dire bravo en large et Haj youness brabo en long d’un parler vertical ? Pas d’prob vous vous y croirez pour de bon !

Vous êtes accroc au blogging ? Même pas le temps d’aller étrangler l’poireau ou lyophiliser l’huître ? On a pensé à tout. Voici une solution “ergonomique”que  Je  conseille particulièrement à 7didane qui en ce moment même tente une échappée shiphonesque via le cac 40 J)

kb…les bons plans

Encre de chine…

Je ne prétends à rien mais je me tends à tout
Sur le pré d’une page
Lorsque ma plume accroche ses mots au lointain
Où le seuil est rivage

M’emporte la plume sur un rêve encre de chine
La mémoire est enclume

Battant la mesure quand l’estampe jappe en niaise
Ecrire est mon verbe
Les caresses mes mots sur ton corps parchemin
Tu m’écries et je viens
Raconter sur ta bouche les plaisirs sans fin

kb…les cris vains

Ressac…

toile de chris prigent

Avez vous vu la mer lorsque le ciel est blanc?
elle pleure ma misère et mes peines d’antan
avez vous vu ma mère et son rire d’enfant?
tout comme une hirondelle elle a fait mes printemps…

kb…mnémonique

Auxiliaire

Poème, poème !
Sur tes lèvres que j’aime
Je retrouve mon jeu thème

Douceur d’été
Qui rêve d’avoir …

A l’auxiliaire d’aimer
Lorsque tes belles jambes
Me font perdre les pieds

© kb…l’homme vers

Au yeux de l’opinion mondiale aussi bien qu’aux yeux des droits de l’homme notre humanité n’a de valeur que lorsque elle à un nom… au sens VSD du terme. J’en suis heureux pour Ingrid et malheureux pour tous les chevaliers héroïques de l’ombre… tout comme dans les guerres d’aujourd’hui où l’artillerie lourde ne sert à rien sans le pilonnage intensif de l’organe de presse. Les guerres se gagnent pour à la télé, les morts sur le champ de bataille n’étant qu’un dommage collatéral

kb…trouvez l’homme



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